ARSENAULT, Daniel Ph.D.

Le voyage fantastique... De la mise en valeur in situ à la mise en valeur virtuelle des sites d'art rupestre dans le monde et son application future pour le Bouclier canadien


Dans beaucoup de régions du monde, les sites d’art rupestre, à savoir ceux de peintures ou de gravures apparaissant sur des formations rocheuses exposées à l’air libre ou sur les parois à l’intérieur de cavernes ou de grottes et qui se comptent par dizaines de milliers sur les cinq continents, sont généralement localisés dans des zones éloignées ou difficiles d’accès pour le commun des mortels. Or, même s’il en existe qui sont davantage accessibles, notamment ceux qui sont ouverts au public, la grande majorité des sites se trouvent généralement exposés à diverses contraintes d’ordre physique ou chimique qui entraînent leur dégradation plus ou moins lente et qui encouragent, pour certains, leur disparition éventuelle. Certes, les approches adoptées jusqu’à tout récemment par les archéologues et les conservateurs ont visé à assurer une meilleure préservation de ces vestiges, sans toutefois garantir que les sites rupestres affectés conserveraient leur intégrité pour les siècles à venir. Cependant, il existe maintenant des procédés technologiques qui peuvent permettre à tout le moins, soit d’assurer que les sites rupestres visités seront mieux préservés in situ, soit de rendre compte de leurs composantes en dehors de leur lieu d’exposition original, en particulier des techniques d’enregistrement et de numérisation qui vont réussir à donner une idée suffisante, voire complète ou presque, de telles composantes autrement inaccessibles. À l’aide de quelques études de cas, cette présentation abordera les possibilités et limites de ces formes de mise en valeur, réelle comme virtuelle, de l'art rupestre.